Accueil > Ressources > Guides > Comment se préparer à un voyage initiatique (partie 2) ?
À l’approche du départ, les questions pratiques prennent naturellement beaucoup de place : que faut-il emporter ? Comment va se dérouler le voyage ? Vais-je réussir à m’adapter ? Que vais-je vivre ?
Mais un voyage initiatique se prépare aussi autrement.
Il ne s’agit pas d’arriver parfaitement préparé, encore moins de savoir à l’avance ce que l’on devrait ressentir ou vivre.
Au contraire, notre expérience nous a appris qu’une des meilleures façons de se préparer consiste souvent à faire de la place à l’inconnu.
Voici quelques repères pour aborder son départ plus sereinement.
Cela peut sembler paradoxal, mais une bonne préparation matérielle permet souvent d’être beaucoup plus disponible une fois sur place.
Passeport, formalités administratives, équipement adapté, traitements personnels, organisation de son absence…
Plus ces questions sont anticipées, moins elles occupent l’esprit au moment du départ.
Chez Oowake Voyages, nous accompagnons les voyageurs dans cette préparation en leur transmettant progressivement les informations dont ils ont besoin.
Un groupe Messenger est également créé plusieurs mois avant le départ pour faciliter les échanges, répondre aux questions et permettre aux participants de commencer à faire connaissance.
L’objectif n’est pas de tout contrôler.
Simplement de poser un cadre suffisamment rassurant pour pouvoir ensuite profiter pleinement du voyage.
Avant un voyage initiatique, il est naturel d’avoir des attentes.
On a parfois beaucoup lu sur la destination.
On a regardé des photographies.
On s’est renseigné sur certains lieux ou certaines traditions.
On imagine déjà les moments qui seront importants.
Mais l’expérience réelle correspond rarement exactement à celle que nous avions imaginée.
Un lieu dont nous attendions énormément peut finalement nous toucher assez peu.
À l’inverse, une rencontre ou un moment très simple auquel nous n’avions accordé aucune importance avant le départ peut devenir l’un des souvenirs les plus forts du voyage.
Se préparer, c’est donc aussi accepter de ne pas écrire son voyage avant de l’avoir vécu.
Certaines personnes hésitent à participer à un voyage initiatique parce qu’elles pensent ne pas avoir suffisamment d’expérience.
Elles n’ont jamais médité.
Elles ne connaissent pas le chamanisme.
Elles n’ont jamais participé à une cérémonie.
Elles ne savent pas toujours ce qu’elles sont censées ressentir.
Et ce n’est pas un problème.
Un voyage initiatique n’est pas réservé aux personnes ayant déjà un parcours spirituel.
Il n’y a aucun niveau à atteindre avant de partir.
Nous préférons largement une personne qui arrive avec sa curiosité et ses questions à quelqu’un qui pense déjà savoir exactement ce qu’il devrait vivre.
Plus le départ approche, plus certaines inquiétudes peuvent apparaître.
Quitter ses proches.
Voyager avec des personnes que l’on connaît encore peu.
Prendre l’avion.
Découvrir un pays très différent.
Partager son quotidien avec un groupe pendant plusieurs jours.
Sortir de ses habitudes.
Parfois même se demander :
« Mais pourquoi me suis-je inscrit à ça ? »
Ces hésitations ne signifient pas nécessairement que l’on a pris une mauvaise décision.
Elles peuvent simplement apparaître lorsque quelque chose d’important devient concret.
Il n’est donc pas nécessaire de lutter contre toutes ses appréhensions.
On peut aussi les reconnaître, en parler et avancer avec elles.
Un voyage initiatique est une expérience personnelle, mais il se vit aussi avec d’autres.
C’est pourquoi nous permettons aux participants de commencer à échanger plusieurs mois avant le départ.
Cela facilite évidemment l’organisation.
Mais ces premiers contacts permettent également de découvrir progressivement les personnes avec lesquelles on va partager l’aventure.
Il n’est pas nécessaire de créer immédiatement des liens très forts.
Il n’est pas non plus nécessaire que tout le monde devienne ami.
Chacun peut arriver avec sa personnalité et trouver progressivement sa place.
Le groupe se construira ensuite naturellement au fil du voyage.
Lorsque cela est possible, nous conseillons également de ne pas remplir les derniers jours avant le départ jusqu’à la dernière minute.
Préparer une valise dans l’urgence après une semaine particulièrement intense n’offre évidemment pas la même disponibilité que prendre quelques heures pour réaliser que le départ approche réellement.
Sans créer un rituel compliqué, il peut être intéressant de prendre simplement un moment pour soi.
Pourquoi ai-je choisi ce voyage ?
Qu’est-ce qui m’a donné envie de partir ?
Qu’est-ce que j’ai envie de laisser derrière moi pendant quelques jours ?
Qu’est-ce que j’ai envie d’accueillir ?
Il n’est pas nécessaire d’avoir des réponses.
Les questions peuvent suffire.
Il peut être intéressant de partir avec une intention.
Prendre du recul.
Retrouver du temps pour soi.
Comprendre quelque chose.
Traverser une étape de vie.
Découvrir une culture qui nous appelle depuis longtemps.
Ou simplement vivre une aventure.
Une intention donne une direction.
Mais elle n’impose pas une destination intérieure.
C’est une nuance importante.
Car vouloir absolument obtenir une réponse, ressentir quelque chose ou vivre une expérience précise peut parfois nous empêcher de voir ce qui est réellement en train de se présenter.
Un voyage nous confronte forcément à une part d’inconnu.
La météo.
Les routes.
Les rencontres.
Le groupe.
Les émotions.
Les imprévus.
Même lorsqu’un voyage a été préparé pendant de nombreux mois, tout ne peut pas être anticipé.
Et cette part d’inconnu fait aussi partie de l’expérience.
Se préparer ne signifie donc pas essayer de tout maîtriser.
Cela signifie plutôt avoir suffisamment confiance dans le cadre pour pouvoir accueillir ce que l’on n’avait pas prévu.
En réglant ce qui peut l’être avant le départ.
En posant ses questions.
En faisant connaissance avec le groupe.
En accueillant ses éventuelles appréhensions.
En laissant progressivement le quotidien derrière soi.
Et surtout, en évitant de décider à l’avance de ce que le voyage devrait nous apporter.
Vous n’avez pas besoin d’arriver transformé.
Vous n’avez pas besoin d’être particulièrement spirituel.
Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses.
Vous avez simplement besoin d’arriver tel que vous êtes.
Le reste appartient au voyage.