Açores 2024 – Entre le feu et l’eau

Sylvain Durieux
Sete Cidades Açores Oowake Voyages

Je me souviens de notre arrivée aux Açores comme d’une entrée dans un monde où la nature décide du rythme, du souffle, et des rencontres.

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Première rencontre avec les baleines :

Dès le premier matin, l’océan nous a accueillis avec une générosité rare. Nous sommes partis en zodiac, sans aucune garantie, juste avec l’élan du cœur et l’humilité de ceux qui savent que la nature ne promet rien.
Et pourtant… À peine sortis du port, un groupe de dauphins tachetés de l’Atlantique est venu nous saluer. Une espèce que l’on voit rarement, surtout à cette période.
Ils sont revenus trois fois, comme pour s’assurer que nous avions bien compris le message : « Ici, tout est possible. » Puis les cachalots. Une femelle d’abord, majestueuse, qui nous a offert sa présence avant de disparaître dans les profondeurs en levant sa nageoire caudale comme un au revoir. Une deuxième un peu plus tard, tout aussi souveraine. Et puis… le cadeau que personne n’attendait. Une baleine commune et une baleine bleue, ensemble, dans le même souffle. Les deux plus grands mammifères marins du monde, réunis devant nous. Un moment suspendu, irréel, qui a laissé le groupe silencieux, les yeux brillants, le cœur grand ouvert.

 

Le feu et l’eau :

L’après‑midi, c’est la terre qui a pris le relais. Le lac du Feu, les paysages volcaniques, la baignade dans les sources chaudes ferrugineuses de Caldeira Velha… Une journée complète, dense, où l’eau et le feu se répondaient. Le lendemain, l’île nous a montré un autre visage. Sete Cidades, ses cratères immenses, ses lacs vert et bleu, son silence vibrant. Un pique‑nique 5 étoiles au bord de l’eau, une sieste, des échanges individuels, un cercle de tambours pour continuer le travail intérieur… Puis une halte dans une plantation d’ananas, et un retour à l’hôtel pour profiter de la piscine, du sauna, du hammam. Une journée douce, enveloppante, où chacun avançait à son rythme.

 

La rencontre qui marque… :

Et puis, lors de notre deuxième et dernière sortie en mer, il y a eu ce moment. Celui que personne n’oubliera. Une baleine à bosse, surgissant des eaux cristallines alors que nous n’attendions plus rien. Même la guide naturaliste n’a pas pu retenir son cri de joie. Les cœurs se sont emballés, les larmes ont coulé, et tu as plongé la GoPro dans l’eau sans savoir si elle capterait quoi que ce soit. Pas de zoom, pas de cadrage.
Juste la vérité brute d’une rencontre. Et les sons… ces sons qui résonnent encore. Cette baleine nous a offert un contact, une présence, une grâce qui dépasse les mots. Elle nous a rappelé la beauté du vivant, sa fragilité, et la responsabilité que nous avons de le protéger.

 

Conclusion :

Chaque jour aux Açores a été un cadeau. Chaque rencontre, un enseignement. Chaque paysage, une ouverture. Et entre nous, quelque chose s’est tissé : un lien plus profond, plus vrai, nourri par la nature, par le groupe, par la magie simple de ce voyage.

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Voyager autour du Monde et au coeur de Soi

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