Accueil > Ressources > Souvenirs de voyage > Sri Lanka 2025 – Sur les racines du sacré
Là où les montagnes murmurent, les éléphants veillent et les offrandes s’élèvent.
Ce voyage au Sri Lanka fut une plongée dans les racines du sacré, une traversée intérieure guidée par les éléments, les traditions millénaires et la douceur des rencontres. Plus qu’un itinéraire, ce fut une initiation, une reconnexion à soi, aux autres, au vivant.
Dès les premiers instants, entre les marchés de Negombo et les canaux bordés de végétation, nous avons senti que la terre sri-lankaise avait quelque chose à nous dire. Chaque lieu visité (Kitulgala, Kandy, Sigiriya, Anuradhapura) portait une mémoire, une vibration, une invitation à ralentir.

À Kitulgala, nichés au cœur de la jungle, nous avons appris à écouter. Les chants des oiseaux, les murmures de la cascade d’Aberdeen, les gestes des artisans façonnant la noix de coco… Tout nous ramenait à l’essentiel.
L’agroforesterie, la cuisine traditionnelle, les objets faits main : chaque expérience était une offrande à la simplicité et à la beauté du vivant.

À Kandy, la rencontre avec les éléphants fut un moment suspendu. Marcher à leurs côtés, les nourrir, les accompagner dans la rivière… C’était comme toucher à une sagesse ancienne, une force tranquille. Ces géants doux nous ont rappelé l’importance de la présence, du respect, du lien.

Au Temple d’Argent, à Ridee Viharaya, nous avons médité dans les jardins, contemplé les fresques et les sculptures, et laissé le silence nous enseigner. Ce lieu troglodyte, imprégné de paix, nous a offert un espace de retour à soi.

À Sigiriya, entre danses kandyennes et ascension du Rocher du Lion, nous avons exploré la puissance et la beauté. Le lever du soleil sur Pidurangala, les ruines de Ritigala, les lacs paisibles et les villages traversés en tuk-tuk ont nourri notre émerveillement et notre gratitude.

À Anuradhapura, l’arbre sacré Sri Maha Bodhi et les dagobas immenses nous ont reliés à la spiritualité bouddhiste, à la ferveur des pèlerins, à la mémoire des anciens. Marcher là, c’était marcher dans les pas de ceux qui cherchent la lumière.

Et puis il y a eu les gestes simples : cuisiner ensemble, écouter les récits, partager un repas, saluer les enfants au bord des chemins. Ces instants, loin des grands monuments, ont été les plus précieux. Ils ont révélé une autre forme de sacré : celle du quotidien, du lien humain, de la présence vraie.
Ce voyage ne nous a pas transformés par sa grandeur, mais par sa justesse. Il nous a appris à voir autrement, à marcher plus lentement, à honorer ce qui est vivant. Les racines du Sri Lanka ne nous ont pas simplement accueillis : elles nous ont nourris.